Attaque “terroriste” au Mali : 49 soldats tués

Une attaque “terroriste” contre un camp militaire vendredi 1er novembre dans la localité malienne d’Indelimane, près de la frontière avec le Niger, a fait 49 morts, a annoncé l’armée malienne.

Troupes maliennes à l’entraînement (Photo : Minusma)

“Les FAMa (Forces armées maliennes) enregistrent 49 morts, trois blessés et des dégâts matériels. Une vingtaine de rescapés ont été récupérés”, a affirmé l’armée malienne.

L’attaque a visé un camp militaire à Indelimane, dans la localité d’Ansongo, dans le secteur de Ménaka (nord-est).
Le groupe jihadiste Etat islamique (EI) l’a revendiquée.

“Attaque surprise”

“Les terroristes ont mené une attaque surprise à l’heure du déjeuner. Des véhicules de l’armée ont été détruits, d’autres emportés”, a expliqué un officier de l’armée malienne présent à Indelimane.

L’armée malienne a ainsi subi une de ses plus lourdes pertes depuis plusieurs années.

Quarante soldats avaient été tués dans deux assauts jihadistes le 30 septembre à Boulkessy et le 1er octobre Mondoro, localités situées dans le sud du pays, près du Burkina Faso, selon un bilan du ministère de la Défense, que beaucoup ont jugé sous-évalué.

“La saignée ne peut plus continuer”

“Cette saignée que le Mali vit ne peut plus continuer. Voulez-vous qu’on se résigne à ce calvaire? Nous pouvons résister”, a martelé l’imam Mahamoud Dicko, influente figure religieuse malienne.

De son côté, le Sénégalais Alioune Tine, défenseur des droits de l’homme et icône de la société civile africaine, a appelé à une mobilisation africaine. “Si l’Afrique ne se mobilise pas pour le Mali et le Burkina, elle ne sera pas épargnée par le feu de brousse qui va vite gagner les pays côtiers de l’Afrique de l’Ouest, les prochaines cibles de choix” des jihadistes. (AFP)

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