Burkina : Hausse des besoins de santé dans le nord

Médecins sans frontières (MSF) s’est dite “préoccupée” mercredi par la hausse des besoins sanitaires dans le nord du Burkina Faso, en proie aux violences jihadistes et intercommunautaires depuis 2015.

“Avec la saison des pluies (mai-octobre) et le pic de paludisme qui
approchent, les équipes MSF sont préoccupées par l’augmentation des besoins en
soins des populations” de la région du nord du Burkina Faso, laquelle abrite
“plus de 100.000 déplacés internes qui ont fui les violences récurrentes”,
alerte l’organisation dans un communiqué.

MSF note que “sur 23 centres de santé du district de Titao, 15 ne
fonctionnent que partiellement et trois sont fermés en raison des violences”,
déplorant le fait que “l’accès aux soins médicaux et à d’autres services de
base est presque impossible”.

Cliniques mobiles

Depuis janvier 2021, des “cliniques mobiles” ont été lancées
par l’organisation pour fournir un accès à des soins médicaux gratuits dans
plusieurs localités – Sirfou, Todiame, Rounga et Ouindigui – où plusieurs
milliers de déplacés se sont installés.

Une équipe composée de cinq personnes parcourt chaque semaine plusieurs
dizaines de kilomètres, sur des routes parfois en très mauvais état, pour
arriver à ces villages, fournissant des soins de santé primaires tels que le
traitement du paludisme, de la diarrhée et des infections respiratoires.

“On reçoit de nombreux patients touchés par des maladies dues à la
consommation d’eau polluée ou sale”, selon le coordinateur médical de
MSF-Burkina Faso, Diallo Alpha Amadou. “Le manque de points d’eau et sa
mauvaise qualité sont à l’origine d’infections parasitaires et d’autres
maladies hydriques comme le choléra et la diarrhée”, ajoute-t-il.

Il estime cependant que “l’activité des cliniques mobiles est une solution
à court terme que nous avons lancée au début de l’année pour répondre aux
besoins des personnes nouvellement déplacées”.

MSF travaille également à apporter un appui à la réhabilitation de
cinq centres de santé dans les villages où sont installés une bonne partie des
déplacés.

(AFP)

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