Burkina : L’insécurité alimentaire s’aggrave rapidement, met en garde Refugees international

L’insécurité alimentaire s’aggrave rapidement au Burkina Faso, qui abrite plus d’un demi-million de personnes ayant fui les violences jihadistes et intercommunautaires, a mis en garde mardi 11 février l’ONG américaine Refugees international.

Distribution d’eau au camp de Barsalogho (Photo : MSF)

Intitulé “Burkina Faso et la nouvelle ligne de front au Sahel : Répondre à la crise de déplacement la plus fulgurante au monde”, un rapport de l’ONG constate que “les personnes ont été privées de leurs moyens de subsistance, les enfants ne sont pas scolarisés et l’insécurité alimentaire s’aggrave rapidement”.

Refugees international estime à 2,2 millions le nombre de personnes dans le besoin sur une population de 20 millions d’habitants.

La violence “se propage à une vitesse alarmante”

Alors qu’un ensemble hétéroclite de groupes armés fait des ravages dans la région, le Burkina Faso connaît actuellement la crise de déplacements de population la plus rapide du monde. Au cours de 2019, les combats ont contraint plus de 600.000 personnes à fuir leur foyer et ce chiffre pourrait atteindre 900.000 d’ici avril, en raison de la violence qui “se propage à une vitesse alarmante”.

“Le gouvernement du Burkina Faso doit mener un effort ministériel coordonné pour faire face à la crise et mettre fin aux restrictions qui entravent les opérations des organisations humanitaires”, estime Refugees international.

L’ONG recommande également aux donateurs de “renforcer les fonds humanitaires pour répondre aux besoins croissants” et aux Nations unies d’“accroître leur empreinte humanitaire dans le pays, établir des relations avec les groupes locaux et leur donner les moyens de répondre aux besoins de leurs communautés”.

“Il faut avoir l’engagement des bailleurs internationaux mais également un engagement plus efficace du gouvernement burkinabè, des agences de l’ONU et des ONG qui respectent les principes humanitaires”, a insisté l’auteure du rapport, Alexandra Lamarche. (AFP)

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