Burundi : Le dauphin de Nkurunziza élu président

Le candidat du parti au pouvoir au Burundi, Evariste Ndayishimiye, a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle du 20 mai, en obtenant 68,72% des voix, selon les chiffres officiels annoncés lundi à la télévision par la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

Evariste Ndayishimiye

Le général Ndayishimiye, 52 ans, qui succède ainsi au président Pierre Nkurunziza, devance très largement le principal candidat de l’opposition, Agathon Rwasa, président du Conseil national pour la liberté (CNL), qui réunit 24,19% des voix.

Celui-ci avait déjà par avance qualifié ces résultats de “fantaisistes”.

Le CNL a dénoncé lundi une “mascarade électorale”.
“Nous sommes en train de confectionner notre dossier de plainte, et nous allons nous conformer à la loi, et demain ou après-demain, nous allons déposer (notre recours) pour que la Cour (constitutionnelle) se prononce sur les fraudes massives qui ont émaillé cette mascarade électorale”, a déclaré le porte-parole du (CNL, Thérence Manirambona.

Il a affirmé que son parti arrivait en tête des compilations des résultats réalisés en interne par le CNL, mentionnant des scores de 57% ou 58% des voix selon le scrutin.

Le taux de participation à la présidentielle, qui se déroulait en même temps que les législatives et communales, est de 87,7%.

Même si ces élections, maintenues malgré l’épidémie de nouveau coronavirus, se sont globalement déroulées dans le calme, le CNL dénonce depuis mercredi les pressions exercées sur ses assesseurs, dont certains ont été arrêtés, ainsi que des fraudes massives.

Au pouvoir depuis 2005, M. Nkurunziza avait décidé de ne pas se représenter pour un quatrième mandat, et avait adoubé le général Ndayishimiye comme son “héritier”.

Le taux de participation à la présidentielle, qui se déroulait en même temps que les législatives et communales, est de 87,7%.

Même si ces élections, maintenues malgré l’épidémie de nouveau coronavirus, se sont globalement déroulées dans le calme, le CNL dénonce depuis mercredi les pressions exercées sur ses assesseurs, dont certains ont été arrêtés, ainsi que des fraudes massives.

Au pouvoir depuis 2005, M. Nkurunziza avait décidé de ne pas se représenter pour un quatrième mandat, et avait adoubé le général Ndayishimiye comme son “héritier”.

TAGS