Caricatures de Mahomet : Mauritanie et Djibouti s’en prennent à Macron

Les gouvernements mauritanien et djiboutien ont dénoncé les propos du président français Emmanuel Macron, qui a défendu les caricatures de Mahomet après l’assassinat d’un enseignant en région parisienne pour les avoir exhibées en cours.

Emmanuel Macron (Photo : Xinhua)

Le gouvernement mauritanien s’est dit “indigné” par les attaques contre l’islam “sous le fallacieux prétexte de la liberté de la presse”.

“La République islamique de Mauritanie suit avec indignation les actions d’incitation menées depuis un certain temps contre l’islam sous le fallacieux prétexte de la liberté de la presse, ainsi que la provocation des musulmans en portant atteinte à notre Prophète”, a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué reçu mardi 27 octobre.

“Les propos indécents et inacceptables de Macron”

Le parti islamiste Tewassoul, première force de l’opposition à l’Assemblée nationale, a quant à lui appelé le gouvernement mauritanien à prendre “une forte position contre les propos indécents et inacceptables de Macron” et appelé “à un boycott économique de la France”, à l’instar de celui prôné par le président turc Recep Tayyip Erdogan.

Des dizaines de jeunes ont par ailleurs manifesté lundi près de l’ambassade de France à Nouakchott pour dénoncer les propos du dirigeant français.

A Djibouti, le gouvernement a qualifié d’“ignobles” les caricatures de Mahomet publiées dans le journal satirique français Charlie Hebdo.

“L’image du prophète Mahomet est sacrée pour tous les musulmans du monde. Il est donc inacceptable d’en faire un objet de polémique sous le prétexte de promouvoir la liberté d’expression”, a déclaré Mahmoud Ali Youssouf, ministre des Affaires étrangères et porte-parole du gouvernement, dans un point de presse qu’il a tenu au sortir du Conseil des ministres mardi.

Le président français est devenu la cible de manifestations dans plusieurs pays après avoir promis que la France continuerait à défendre ce genre de caricatures, lors d’un hommage national le 21 octobre à Samuel Paty, un enseignant décapité dans un attentat islamiste le 16 octobre pour en avoir montré certaines à ses élèves. (Le JD avec agences)

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