Centrafrique : Arrivée de 300 Casques bleus rwandais

La mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) a reçu mardi 3 août le renfort de 300 Casques bleus rwandais pour sécuriser l’axe de ravitaillement vital reliant la capitale Bangui au Cameroun.

Des Casques bleus rwandais arrivent en Centrafrique, le 3 août (Photo : Armée rwandaise)

Ce déploiement de troupes intervient dans le cadre d’une résolution du
Conseil de sécurité des Nations unies du 12 mars prévoyant d’augmenter
progressivement d’environ 3.000 Casques bleus les effectifs de la Minusca.

“C’est la première partie de l’unité qui est arrivée aujourd’hui pour
sécuriser l’axe Bangui-Béloko”, à la frontière avec le Cameroun, a déclaré
Abdoulaziz Fall, porte-parole de la force de la Minusca, précisant que
ces Casques bleus rwandais resteraient “une année”.

“Le reste du bataillon qui compte 450 soldats arrivera d’ici à la fin de
l’année”, a-t-il ajouté.

La Centrafrique a connu un regain de violences mi-décembre quand une
coalition de six des plus puissants groupes armés qui contrôlaient les deux
tiers de la Centrafrique ont lancé une offensive contre le régime du président
Faustin Archange Touadéra.

Ils se sont heurtés à des forces bien mieux armées et équipées: quelque
12.000 Casques bleus, présents depuis 2014, mais aussi des centaines de
militaires rwandais et paramilitaires russes dépêchés fin décembre par leurs
pays à la rescousse de M. Touadéra et d’une armée démunie.

Incapable de renverser le régime et d’empêcher la réélection du président
Touadéra, la coalition rebelle a cherché à couper le trafic sur les routes
nationales 1 et 3, un axe routier vital qui relie la capitale de ce pays
enclavé au Cameroun voisin, pour tenter “d’asphyxier” Bangui, tout en prenant
le contrôle temporaire de certaines villes.

Les forces gouvernementales ont réussi depuis le début de l’année à
reprendre aux rebelles les agglomérations et une bonne partie des deux tiers
du pays qu’ils contrôlaient depuis plusieurs années.

(AFP)

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