Coronavirus : L’ONU appelle à une aide urgente pour les migrants du Venezuela

L’ONU a demandé à la communauté internationale un “soutien urgent” pour protéger les millions de migrants vénézuéliens des conséquences économiques de la pandémie du nouveau coronavirus.

Des migrants vénézuéliens en Equateur (Photo : HCR/Archives)

“Des millions de réfugiés et migrants, et les communautés qui les accueillent, continuent d’avoir un besoin urgent, a fortiori alors que l’impact économique de la pandémie du coronavirus commence à se faire sentir en Amérique latine et dans les Caraïbes”, a déclaré mercredi 1er avril l’envoyé spécial de l’ONU pour les réfugiés et les migrants vénézuéliens, Eduardo Stein, dans un communiqué daté de Bogota.

“Nous appelons la communauté internationale à accroître son soutien aux programmes humanitaires, de protection et d’intégration, dont dépendent la vie et le bien-être de millions de personnes”, a-t-il ajouté.

5 millions de migrants

Les quelque 4,9 millions de Vénézuéliens, qui depuis 2015 ont fui la crise dans leur pays, sont particulièrement vulnérables aux conséquences de la pandémie, étant donné que beaucoup n’ont pas de revenus suffisants pour couvrir leurs besoins basiques ou n’ont même pas de logement, a souligné M. Stein.

Ces migrants courent de surcroît le risque d’être stigmatisés “face à la montée de la peur et des troubles sociaux” dans leurs pays d’accueil, ajoute le texte.

La Colombie voisine est la principale destination des Vénézuéliens, avec 1,7 million de personnes.

L’ONU a plusieurs fois salué l’accueil qui leur est réservé dans ce pays et Bogota a réitéré ses appels à la communauté internationale, en quête de fonds pour gérer cet afflux migratoire sans précédent en Colombie.

M. Stein a alerté en octobre 2019, avant le début de la pandémie et l’aggravation de l’exode des Vénézuéliens en 2020, sur le nécessité de doubler le budget, précisant que cette année, le chiffre des migrants devrait atteindre 6,5 millions de personnes.

L’ONU a demandé le 19 mars que les Etats ne les empêchent pas de solliciter l’asile et ne les obligent pas à retourner au Venezuela en pleine crise de Covid-19, alors que les frontières sont fermées et la population confinée. (AFP)

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