Côte d’Ivoire : Baisse des financements pour lutter contre le Sida

Les financements étrangers de lutte contre le Sida ont baissé en Côte d’Ivoire alors que la maladie “demeure un problème important de santé publique” dans ce pays, l’un des plus touchés d’Afrique de l’Ouest, ont alerté des ONG, dimanche 10 novembre.

Des antirétroviraux prescrits en Côte d’Ivoire (Photo : Unicef)

“Le VIH demeure un problème important de santé publique avec une prévalence nationale de 2,5% au sein de la population générale de 15 à 49 ans (soit plus de 900.000 personnes)”, a déclaré le président des réseaux de lutte contre le Sida et les autres pandémies, Laurent Akré Gbanta, lors d’un réunion des acteurs de la lutte à Abidjan.

La prévalence du VIH chez les adultes âgés de 15 à 64 ans est de 2,9% (4,1% chez les femmes et 1,7 % chez les hommes), a-t-il précisé.

Une lutte qui “dépend essentiellement” des fonds étrangers

Mais les financements des partenaires étrangers tendent à diminuer, alors que la lutte contre le Sida en “dépend essentiellement”, a déploré M. Gbanta, les sommes allouées à la lutte par les autorités ivoiriennes étant nettement insuffisantes.

“Les financements extérieurs tendent à baisser ainsi que pour le système de santé de façon globale avec la diminution des investissements”, a-t-il affirmé, appelant à redoubler d’efforts à l’endroit des décideurs pour “inverser la tendance”.

Le Réseau ivoirien des professionnels des médias engagés dans la lutte contre le Sida (Repmasci), créé en 2003, a lui aussi regretté la baisse des crédits, occasionnant la disparition d’émissions visant à “réduire la stigmatisation et la discrimination auprès des personnes victimes”, a souligné son président Youssouf Bamba.

En 2018, les Etats-Unis, premier bailleur de fonds contre le Sida, ont annoncé une aide de 140 millions de dollars à la Côte d’Ivoire pour lutter contre l’épidémie. Au total, l’appui américain cumulé s’est monté à 1,5 milliard de dollars depuis 2004.

Mais au même moment, les autres pays donateurs ont réduit leur soutien, selon le directeur du Fonds national de lutte contre le Sida, le Dr Adama Diabaté. (AFP)

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