Covid en Afrique : L’OMS et l’Unicef plaident pour la “réouverture sécurisée” des écoles

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Fonds de l’ONU pour l’enfance (Unicef) ont appelé jeudi 20 août les gouvernements africains à rouvrir les écoles fermées depuis près de six mois, en prenant des mesures pour éviter la propagation du virus.

Un enseignant prend la températures de ses élèves à Iseyin, au Nigeria (Photo : Xinhua)

“Tout comme les pays ouvrent des entreprises en toute sécurité, nous pouvons rouvrir les écoles”, a assuré Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique.

D’après une enquête de l’OMS portant sur 39 pays des 54 que compte l’Afrique, les écoles sont entièrement ouvertes dans six pays seulement, fermées dans 14 et partiellement ouvertes dans 19 autres.
L’OMS et l’Unicef “exhortent les gouvernements africains à favoriser la réouverture sécurisée des écoles tout en adoptant des mesures pour limiter la propagation du virus”.

Lavage des mains, désinfection

Pour ce faire, les deux agences recommandent le lavage régulier des mains, la désinfection et le nettoyage quotidiens des surfaces et des installations pour l’eau, ou encore une bonne gestion des déchets.

Les conséquences de l’interruption prolongée des cours sont jugées “importantes” par les deux agences qui citent notamment “une exposition accrue à la violence et à l’exploitation, des grossesses d’enfants”.

“Les fermetures d’écoles sans précédent et prolongées dans le but de protéger les élèves contre le Covid-19 leur causent d’autres préjudices”, ont jugé l’OMS et l’Unicef dans un communiqué conjoint.

“Les écoles ont ouvert la voie vers la réussite pour de nombreux Africains” et sont “un espace sûr où de nombreux enfants en situation difficile peuvent se développer et s’épanouir”, selon Mme Moeti.

“L’impact à long terme de la prolongation de la fermeture des écoles risque de nuire encore plus aux enfants, à leur avenir et à leurs communautés”, a estimé le directeur régional de l’Unicef pour l’Afrique orientale et australe, Mohamed M. Malick Fall. (AFP)

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