Covid en Birmanie : Forte hausse des cas à Rangoun

Rangoun, capitale économique et plus grande ville de Birmanie, est confrontée à une flambée de contaminations au nouveau coronavirus, le corps médical, déjà débordé par la situation, craignant des milliers de nouveaux cas dans les prochains jours, ont rapporté des médecins et les médias, samedi 26 septembre.

Des élèves dans une école de Rangoun, en Birmanie (Photo : Xinhua)

La Birmanie, où le système de santé est l’un des plus précaires au monde, a été jusqu’à présent relativement épargnée par le Covid-19, avec moins de 400 cas officiellement recensés et six décès enregistrés en août.

Mais la diffusion du virus à partir de l’ouest du pays s’est accélérée et le nombre de cas de contamination a doublé chaque semaine, pour un total de 174 décès. Quelque 6.000 personnes sont placées en quarantaine à Rangoun et samedi, les médias officiels ont rapporté que sept nouveaux centres avaient été construits pour isoler 1.000 autres personnes.

“Nous estimons qu’il pourrait y avoir 10.000 nouveaux cas”, a déclaré Ye Nyi Nyi Htut, médecin dans un établissement hospitalier de la ville. Le personnel médical autour de Rangoun est “épuisé” avec l’afflux des patients, a-t-il ajouté.

Strict confinement

Des mesures strictes de confinement ont été imposées à Rangoun, qui risquent d’aggraver la situation des plus pauvres.

Les 7 millions d’habitants, sauf ceux qui travaillent dans un secteur clé de l’économie, doivent rester chez eux, et ne peuvent sortir que pour des achats alimentaires ou pharmaceutiques.

Les déplacements en dehors de la ville sont interdits et une interdiction des vols commerciaux internationaux a été prolongée jusqu’à fin octobre.

Le porte-parole de la dirigeante du pays Aung San Suu Kyi a démenti vendredi des informations selon lesquelles le gouvernement préparait un plan de confinement encore plus draconien, avec distribution d’aliments de base aux habitants, assurant toutefois que les autorités se préparaient pour le cas où le pire des scénarios devait se produire.

Selon le médecin généraliste Myint Oo, malgré la hausse du nombre de contaminations, le taux de mortalité est encore bas. “Ce n’est pas une situation critique”, estime-t-il. (AFP)

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