Covid : L’OMS redoute deux millions de morts

Deux millions de morts du Covid-19, soit le double de ceux enregistrés jusqu’à présent, est un chiffre “très probable” si tout n’est pas fait pour combattre la pandémie, a affirmé vendredi 25 septembre un haut responsable de l’OMS.

L’unité Covid d’un hôpital de Nahariya, en Israël (Photo : JINI)

“Si nous ne faisons pas tout ce qui est possible, le nombre (de 2 millions, ndlr) n’est pas seulement envisageable mais malheureusement très probable”, a déclaré le directeur des situations d’urgence de l’OMS, Michael Ryan.

“Si nous ne continuons pas à faire plus, à évoluer, dans la nature et l’échelle et l’intensité de notre coopération, alors oui, nous allons observer ce nombre et malheureusement même (un nombre) plus élevé. Le temps de l’action est maintenant”, a ajouté M. Ryan.

“Il ne s’agit pas seulement de tester et tracer, pas seulement (d’effectuer) les soins médicaux, pas seulement (d’appliquer) la distanciation sociale, pas juste (de travailler sur) les vaccins, faites tout cela à la fois”, a martelé M. Ryan.

“Un million est un nombre terrible et il nous faut bien y réfléchir avant d’envisager un deuxième million”, a mis en garde M. Ryan.

Ne pas tout attendre du vaccin

“Sommes-nous déterminés à mener les actions multilatérales, l’action collective mondiale pour prendre le contrôle de ce virus plutôt que de laisser le virus contrôler nos vies ?”, a interrogé Michael Ryan.

Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a pour sa part mis en garde ceux qui misent tout sur un vaccin.

“Notre message, c’est que tout en travaillant sur les vaccins, nous devons travailler toujours plus dur avec les outils que nous avons déjà à notre disposition”, a-t-il lancé, soulignant que cela avait permis à certains pays de maîtriser l’épidémie.

“Quand vous utilisez ces outils déjà disponibles, vous sauvez des vies maintenant (…) vous ne pouvez pas sauver les gens aujourd’hui simplement en priant ou en travaillant seulement sur des vaccins qui ne viendront que plus tard”, a-t-il insisté. (AFP)

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