Covid : “Trop de pays vont dans la mauvaise direction”

Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a une nouvelle fois dénoncé les politiques de certains Etats en matière de lutte contre le Covid-19, estimant qu’il n’y aurait, de fait, pas de retour “à l’ancienne normalité” dans un proche avenir.

Le directeur général de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus (Photo : Xinhua)

“Le virus reste l’ennemi public numéro un, mais les actions de nombreux gouvernements et personnes ne le reflètent pas”, a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, au cours d’une conférence de presse virtuelle, lundi 13 juillet.

“Trop de pays vont dans la mauvaise direction”, a-t-il jugé.

“Les messages contradictoires des dirigeants sapent l’ingrédient le plus essentiel de toute réponse: la confiance”, a-t-il ajouté, sans citer leurs noms.

Le monde ne va pas revenir à l’“ancienne normalité dans un avenir prévisible”, a-t-il encore déploré.

Gestes barrières

Le chef de l’OMS a une fois de plus appelé les gouvernements à communiquer clairement avec leurs citoyens et à mettre en place une stratégie globale visant à supprimer la transmission et à sauver des vies, tout en demandant aux populations de suivre les multiples gestes barrières, comme respecter la distance, se laver les mains et porter un masque, et de s’isoler s’ils étaient malades.

“Si les principes élémentaires ne sont pas suivis, cette pandémie ne pourra aller que dans une seule direction. Cela va aller de pire en pire”, a-t-il assuré.

“Je veux être franc avec vous: il n’y aura pas de retour à l’ancienne normalité dans un avenir prévisible”, a souligné le chef de l’OMS.

La pandémie a fait plus de 569.000 morts dans le monde. Plus de 12,9 millions de cas d’infection ont été officiellement diagnostiqués, dont au moins 6,9 millions sont aujourd’hui considérés comme guéris.

Les Etats-Unis, qui ont recensé leur premier décès lié au coronavirus début février, sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, suivis du Brésil.

“L’épicentre du virus se trouve toujours sur le continent américain, où plus de 50% des cas ont été enregistrés dans le monde”, a souligné Tedros Adhanom Ghebreyesus.

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