Ebola en RDC : Les enfants représentent plus du tiers des cas

Les enfants représentent plus du tiers des cas d’Ebola dans l’épidémie qui frappe actuellement l’est de la RDC, a annoncé l’Unicef, mardi 11 décembre.

Séance de sensibilisation dans une école près de Beni (Photo : Unicef)

“Nous sommes profondément préoccupés par le nombre croissant d’enfants infectés par le virus Ebola”, a déclaré Marie-Pierre Poirier, directrice régionale de l’Unicef pour l’Afrique centrale, de retour d’une mission à Beni, l’un des foyers de l’épidémie.

“Le plus tôt les enfants infectés par le virus Ebola sont pris en charge dans un établissement de santé spécialisé, meilleures sont leurs chances de survie”, a-t-elle estimé.

400 enfants orphelins ou isolés

Mais l’impact de la maladie sur les enfants ne se limite pas aux infections. L’agence onusienne a enregistré plus de 400 enfants orphelins ou isolés à cause du virus.

“Lorsque des parents ou des tuteurs atteints de la maladie sont conduits dans des centres de traitement ou décèdent, les enfants sont souvent livrés à eux-mêmes”, rapporte l’Unicef dans un communiqué.

L’agence a déjà fourni aux enfants infectés par le virus, aux orphelins et aux enfants non accompagnés une assistance appropriée, notamment des soins psychosociaux et nutritionnels et un soutien éducatif.

Avec ses partenaires, l’Unicef a également ouvert une crèche à proximité du centre de traitement Ebola de Beni pour aider les plus jeunes enfants dont les parents sont isolés dans le centre. La crèche a pris en charge plus de 20 nourrissons et enfants âgés de moins de 8 ans depuis son ouverture début novembre.

“Les enfants souffrent beaucoup à cause de cette épidémie, ceux qui ont perdu leurs parents ou leurs tuteurs, ainsi que ceux qui ont été infectés eux-mêmes”, a résumé Mme Poirier, avant d’ajouter qu’il était “impératif que les enfants soient placés au cœur de la réponse au virus Ebola”.

Déclarée le 1er août, l’actuelle épidémie d’Ebola, la dixième sur le sol congolais depuis 1976, a tué 285 personnes, selon un pointage du ministère de la Santé en date du 9 décembre. (Le JD avec agences)