Ebola en RDC : “Réduction sensible” des cas de contamination, selon les autorités

Une réduction “sensible” des cas d’Ebola a été observée ces dernières semaines en RDC, ont indiqué les autorités sanitaires, jeudi 31 octobre.

Vaccination contre Ebola à Butembo, dans le Nord-Kivu (Photo : ONU)

“Ces dernières semaines, il y a eu une réduction sensible des cas, passant de 100 par semaine vers le mois de juillet à actuellement autour de la vingtaine”, a indiqué dans un communiqué le Pr Steve Ahuka, coordonnateur général de la riposte à l’épidémie d’Ebola en RDC.

Dans ce contexte, la province du Sud-Kivu et la zone de santé de Tchomia au Nord-Kivu sont respectivement à 63 et 402 jours sans notification de cas, a précisé le ministère de la Santé dans le même communiqué.

“Les efforts doivent être renforcés”

“La baisse du nombre des cas n’est pas la fin de l’épidémie. Cela étant, les efforts doivent être renforcés pour stopper la transmission du virus Ebola en réduisant le temps entre le début des signes et le traitement”, ajoute le ministère.

Il est maintenant question de “réfléchir sur comment avoir zéro cas, donc stopper la transmission”, a renchéri le Pr Ahuka.

Les autorités sanitaires congolaises évaluent actuellement leur stratégie et les fonds alloués à la lutte contre l’épidémie d’Ebola déclarée le 1er août 2018 et qui touche trois provinces: Nord-Kivu, Sud-Kivu et Ituri. Depuis, 2.183 décès ont été enregistrés sur 3.272 cas.

Introduction d’un deuxième vaccin

Le ministre provincial de la Santé du Nord-Kivu a réceptionné vendredi 1er novembre 11.000 doses sur les 50.000 prévues pour le premier lot de l’Ad26-ZEBOV-GP, fabriqué par la filiale belge de Johnson & Johnson.

“Nous utiliserons ce deuxième vaccin dans l’intervalle du 10 au 15 novembre 2019. Au plus tard mi-novembre, l’opération sera simultanément lancée en RDC et au Rwanda”, a déclaré le Dr Jean-Jacques Muyembe, le chef des experts en charge de la lutte contre Ebola en RDC, indiquant que du côté congolais, “les premières vaccinations auront lieu à Goma”.

Deux communes “à risque” de Goma, Majingo et Kahembe, habitées majoritairement par des personnes originaires de Beni, l’un des épicentres de l’épidémie, ont été choisies pour la phase introductive du deuxième vaccin qui a aussi pour cible des petits commerçants congolais effectuant des traversées quotidiennes au Rwanda.

Depuis le début de la vaccination le 8 août 2018, 246.000 personnes ont été vaccinées avec le seul vaccin utilisé jusque-là, le rVSV-ZEBOV-GF, fabriqué par le laboratoire américain Merck Sharpe and Dohme. (Le JD avec AFP)

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