Ethiopie : “Nouvelles vagues” de déplacés dans l’ouest du Tigré

Les Nations unies ont exprimé mercredi leur inquiétude après des informations faisant état de déplacements de populations de grande ampleur dans l’ouest du Tigré, région touchée par la guerre où les Etats-Unis ont déjà mis en garde contre un nettoyage ethnique.

[/restrict]

Des Ethiopiens fuient les violences dans la région du Tigré (Photo : HCR)

Le Haut-commissariat pour les réfugiés (HCR) et d’autres agences ont “reçu des informations très alarmantes de nouvelles vagues de déplacement” depuis une zone frontalière du Soudan et de l’Erythrée, a indiqué le HCR dans un communiqué.

8 à 20.000 nouvelles arrivées

“Les autorités zonales du Tigré ont fait état de 8.000 nouvelles arrivées, pouvant même aller jusqu’à 20.000”, a décrit l’organisation. “Nous ne pouvons cependant corroborer ou confirmer ces chiffres à ce stade”, a-t-elle dit.

Plusieurs témoins ont rapporté des rassemblements massifs de civils tigréens dans l’ouest du Tigré au cours des derniers jours.

La zone est âprement disputée depuis le début de la guerre au Tigré, déclenchée en novembre 2020 par le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed contre le groupe rebelle du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF).

En novembre 2020, après l’envoi de troupes contre le TPLF, les forces armées de la région voisine Amhara s’étaient précipitées pour occuper et administrer l’ouest du Tigré.

Les responsables amhara estiment que les terres fertiles leur appartiennent et qu’elles ont été illégalement annexées par le TPLF voici trois décennies.

Pendant que les civils amharas affluaient l’an dernier, les Tigréens, eux, ont fui par dizaines de milliers, soit vers l’ouest au Soudan soit vers l’est plus loin dans la région du Tigré.

L’exode a été si dramatique que le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken a indiqué devant le Congrès en mars que des “actes de nettoyage ethnique” s’étaient déroulés. 

(AFP)

[/restrict]

TAGS