Fin de la deuxième épidémie d’Ebola en Guinée

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et la Guinée ont officiellement annoncé samedi à Nzérékoré (sud-est) la fin de la deuxième épidémie d’Ebola dans ce pays, quelques mois après la réapparition de la maladie.

Le Centre de traitement d’Ebola de Nzérékoré, en Guinée (Photo : Alima/Archives)

La Guinée a atteint vendredi les 42 jours sans nouveau cas, soit deux fois la durée maximale d’incubation, seuil fixé pour la déclaration de fin d’épidémie.

“Je voudrais, au nom du chef de l’Etat (le président Alpha Condé), déclarer la fin de la résurgence de la maladie à virus Ebola en République de Guinée”, a proclamé le ministre de la Santé, Rémy Lamah, lors d’une cérémonie officielle à Nzérékoré où la maladie était réapparue fin janvier.

Un total de 16 cas confirmés et sept cas probables ont été recensés lors de cette dernière épidémie en Guinée. Onze patients ont survécu et 12 sont décédés, selon l’OMS.

M. Lamah a mis en exergue la rapidité avec laquelle les services de santé sont venus à bout de l’épidémie, officiellement annoncée en février, par rapport à celle qui avait éprouvé l’Afrique de l’Ouest de 2013 à 2016, la pire au monde depuis l’identification du virus en 1976.

Vaccination

“La disponibilité des centres de traitement des épidémies construits à travers le pays nous a permis de prendre rapidement en charge les patients suspects et confirmés avec un plateau technique”, avait-il expliqué jeudi.
Contrairement au passé, les personnels soignants n’ont pas été contaminés, avait-il ajouté.

Grâce notamment à “une implication de la communauté, des mesures de santé publique efficaces et une utilisation équitable des vaccins, la Guinée a réussi à contrôler l’épidémie et à prévenir sa propagation au-delà des frontières”, a renchéri le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, dans un communiqué.

L’OMS dit avoir aidé à expédier environ 24.000 doses de vaccin et avoir soutenu la vaccination de près de 11.000 personnes à haut risque parmi lesquelles plus de 2.800 agents de santé en première ligne.

Entre fin 2013 et 2016, Ebola avait tué plus de 11.300 personnes, principalement en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone, un bilan sous-évalué de l’aveu même de l’OMS à l’époque.

(Le JD avec AFP)

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