Grégory Doucet, un ancien humanitaire maire de Lyon

A 46 ans, Grégory Doucet est devenu le nouveau maire de Lyon, la troisième ville de France.

Grégory Doucet

Inconnu du grand public, la tête de liste écologiste aux municipales, arrivé en tête du deuxième tour dimanche 28 juin, n’est pas un Lyonnais et se présentait pour la première fois à des élections.

Fils d’un père cadre dans l’industrie pétrolière et d’une mère secrétaire dans une banque, Grégory Doucet a surtout derrière lui une carrière dans l’humanitaire.

Formé à l’école de commerce de Rouen, il fait ses armes à l’Adie, spécialiste du microcrédit, puis chez Inter Aide où il enchaîne les missions longues à l’étranger.

“A Manille, j’ai découvert une misère insupportable. Je me souviens d’un bidonville construit sur une montagne de déchets. Ils s’en servaient comme matière première et, un jour, il y a eu un effondrement”.

En 2009, il quitte l’Ile-de-France pour Lyon et le siège de Handicap International (HI) où il devient responsable des opérations en Afrique de l’Ouest. Soit gérer 500 personnes sur le terrain et des crises comme Ebola.

Au sein de l’ONG, il est connu comme le loup vert. Toujours à vélo, à lancer des “bike trips” pour faire signer des pétitions ou mettre en place du recyclage, des installations de compostage.

“L’écologie politique est l’idéologie du 21e siècle”

Son engagement politique au sein d’Europe Ecologie Les Verts (EELV) ne viendra qu’en 2007. Et ce n’est qu’en 2017 qu’il prendra des responsabilités locales en devenant le secrétaire du parti dans le Rhône. Un novice en politique donc.

Mais le maire a toujours eu la fibre citoyenne et engagée. “Adolescent déjà, j’écrivais une lettre au maire pour lui dire que la ville était défigurée par les panneaux publicitaires”, se souvient-il.

Persuadé que “l’écologie politique est l’idéologie du 21e siècle”, il veut “prendre rapidement” des mesures pour répondre à l’urgence climatique, réduire la place de la voiture, lutter contre la pollution de l’air…

Il souhaite une ville 100% marchable et cyclable, une ville à hauteur d’enfants, des repas à la cantine 100% bio et avec 50% de produits locaux. (Le JD avec AFP)

TAGS