Guinée-Bissau : Déploiement d’une force de stabilisation de la Cédéao

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a commencé à déployer lundi 20 juin une force pour appuyer la stabilisation de la Guinée-Bissau dont le président avait échappé en février à une tentative de coup d’Etat.

La Mission d’appui à la stabilisation de la Guinée-Bissau (MAGB) est composée de quelque 600 hommes venus du Nigeria, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire et du Ghana, a indiqué la Cédéao. « Elle couvrira l’ensemble du pays », a déclaré le chef militaire de la mission, Muhammad Al Hassan, au cours d’une cérémonie officielle.

Un an renouvelable

La durée de la mission est d’un an renouvelable, a précisé le général Francis Behanzin, commissaire de la Cédéao pour les affaires politiques, la paix et la sécurité.

Le président Umaro Sissoco Embalo avait échappé le 1er février à une tentative de putsch qui a fait 11 morts. La Cédéao avait alors décidé de l’envoi d’une force de stabilisation.

La Cédéao avait déjà déployé une telle force dans le pays – l’Ecomib – après le coup d’Etat d’avril 2012 qui avait renversé le Premier ministre Carlos Gomes Junior, entre les deux tours de la présidentielle.

Formée de plus de 1.000 militaires, gendarmes et policiers, elle avait quitté le pays en septembre 2020 à la fin de son mandat, après avoir permis de garantir la stabilité du pays pendant huit ans.

« C’est la même mission dans la continuité puisque la situation ne s’est pas complètement stabilisée », a souligné M. Behanzin.

Putschs et tentatives de coups d’Etat

La Guinée-Bissau, depuis son indépendance du Portugal en 1974, a connu quatre putschs (le dernier en 2012), une kyrielle de tentatives de coups d’Etat et une valse des gouvernements.

Depuis 2014, elle s’est engagée vers un retour à l’ordre constitutionnel, ce qui ne l’a pas préservée des turbulences, mais sans violences. Les tensions ont persisté après l’élection de M. Embalo à la présidence en décembre 2019.

Mi-mai, le président de Guinée-Bissau a dissous le Parlement, devenu selon lui « un espace de guérilla politique et de complot ». Il a fixé la date des législatives au 18 décembre.

(AFP)

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