Hausse de la traite des Ivoiriennes vers l’Europe et l’Afrique du Nord

Un nombre croissant de femmes et de jeunes filles ivoiriennes sont victimes de traite d’êtres humains vers l’Afrique du Nord et l’Europe, a averti l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), vendredi 18 octobre.

Des équipes de lutte contre la prostitution et le travail forcé ont noté une augmentation du nombre de personnes qui traversent la Méditerranée et une augmentation des appels à l’aide aux points de débarquement en Italie, selon un communiqué publié à l’occasion de la Journée européenne contre la traite des êtres humains.

“Vie de servitude”

“Beaucoup sont recrutées dans leur pays avec la promesse d’être embauchées comme domestiques ou serveuses [et] sont en réalité soumises à une vie de servitude à leur arrivée en Tunisie ou en Libye”, a déclaré Laurence Hart, chef du bureau de coordination de l’OIM pour la Méditerranée, cité dans le communiqué. Elles sont alors “victimes d’abus sexuels, de mauvais traitements, de violence et de privation de liberté”.

Ces femmes sont aussi souvent la proie de contrebandiers dont le but est “de les exploiter à leur arrivée en Italie ou dans d’autres pays de l’Union européenne”, a-t-il ajouté.

Si l’on constate une baisse du nombre total de migrants ivoiriens arrivant par mer en Italie, le pourcentage de femmes et de jeunes filles concernées est en hausse, indique l’OIM.
Alors qu’elles ne représentaient que 8% des Ivoiriens ayant débarqué en 2015, elles sont 46% du total en 2019.

“Derrière les chiffres, il y a beaucoup d’histoires tragiques”, a souligné M. Hart. (AFP)

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