La Russie annonce l’envoi de conseillers militaires au Congo et au Soudan

Moscou va envoyer au Congo et au Soudan des spécialistes pour l’entretien du matériel militaire russe, entre autres points d’accords prévus dans des contrats signés avec ces deux pays respectifs, dans un contexte de renforcement de la présence de la Russie en Afrique.

Des soldats russes lors d’un défilé à Moscou en 2018 (Photo : Xinhua)

En vertu d’un contrat signé jeudi 23 mai entre Moscou et Brazzaville, des spécialistes russes se rendront au Congo où ils dispenseront des formations sur “l’exploitation, l’entretien et la réparation” du matériel d’origine russe et soviétique présent dans l’armée congolaise, a précisé le vice-ministre russe de la Défense Alexandre Fomine, cité par les agences russes après la signature de ce document avec le ministre congolais de la Défense nationale, Charles Richard Mondjo.

Selon M. Fomine, qui a qualifié ce nouveau contrat de “prolongement” de la coopération militaire entre Moscou et Brazzaville, cet équipement militaire comprend notamment des blindés, de l’artillerie, des hélicoptères, et peut “encore servir longtemps”.

Nouvelle livraison d’armes en discussion

Des négociations sur la livraison de nouvelles armes russes au Congo “sont en cours”, a-t-il ajouté, indiquant que Moscou attendait tout d’abord une demande en sens de la part des autorités congolaises.

Cet accord s’inscrit dans une stratégie de reconquête géopolitique, économique et militaire de Moscou sur le continent africain.
En janvier, le Kremlin avait reconnu la présence d’“instructeurs” russes au Soudan confronté à un vif mouvement de contestation.

Les deux pays ont d’ailleurs convenu de renforcer leur coopération militaire à travers deux accords signés vendredi 24 mai, en vertu desquels Moscou ouvrira un bureau de représentation de son ministère de la Défense au Soudan, composé de quatre personnes.

Cette équipe formera les militaires soudanais à l’utilisation et à la maintenance des armements et du matériel fournis par la Russie.

La coopération prévoit en outre l’échange d’informations, une collaboration dans les secours en mer et des échanges de visites de navires de guerre et d’avions militaires.

En Centrafrique, Moscou avait également annoncé l’an dernier l’envoi de 170 “instructeurs civils” chargés de former l’armée gouvernementale, qui ont été identifiés par des experts comme des membres du groupe paramilitaire Wagner connu notamment pour sa présence en Syrie. (Agences)