L’armée malienne abandonne des positions après des attaques

L’armée malienne s’est repliée de positions isolées exposées aux attaques jihadistes près de la frontière du Niger et du Burkina Faso pour se regrouper sur des places plus fortes, après deux assauts meurtriers, a-t-elle indiqué dimanche 10 novembre.

Une vue aérienne d’Anderamboukane, dans la région de Ménaka (Photo : Minusma)

“Dans un souci de reconsidérer notre posture opérationnelle sur le terrain, les unités isolées vont être regroupées en points d’appui et centres de résistance”, a annoncé l’armée sur son site Internet.

Trois postes déjà concernés

Cette décision a déjà été appliquée à trois postes: Anderamboukane et Indelimane, repliés sur Ménaka, et Labbezanga, sur Ansongo. D’autres vont suivre.

Indelimane, dans l’est du pays, a essuyé le 1er novembre une attaque qui a coûté la vie à 49 soldats selon les autorités. Un mois plus tôt, une quarantaine d’hommes ont été tués dans un double assaut contre les positions militaires à Boulkessy et Mondoro, près de la frontière du Burkina.

Ce sont les pertes les plus lourdes essuyées par l’armée malienne depuis plusieurs années.

“Nouveau concept”

“Cette décision s’inscrit dans l’exécution d’un nouveau concept d’opération qui vise à mieux adapter la stratégie à la menace des terroristes et autres narcotrafiquants”, a expliqué l’armée malienne.

Les premières informations sur ce repli ont suscité des expressions d’inquiétude sur les réseaux sociaux pour la protection des populations civiles et des frontières.

“Il n’est nullement question d’abandonner les populations”, a toutefois assuré l’armée. (AFP)

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