L’éditorial : Quand Salvini fait de son ennemie une icône

L’éditorial de Sébastien Drans

En accusant Carola Rackete, la capitaine du Sea-Watch, de tous les maux, le ministre italien de l’Intérieur Matteo Salvini a réussi contre son gré à en faire une icône.

Celle qui est venue “déverser” des “hordes” de migrants (40 !) sur la bonne Italie, comme d’autres le font ailleurs avec des déchets, a été jugée libre par la justice du pays de ce leader de l’extrême droite italienne.

“Basta”, a-t-il dit. “Trop, c’est trop”, ont répondu ses compatriotes et les leaders européens qui ont su, une fois de plus, le rappeler à l’ordre. En pleines négociations sur l’avenir de l’Union. Tout pendant que les citoyens du Vieux continent exprimaient leur soutien à la cause des migrants au point de renflouer les caisses de l’association d’un million d’euros.

Bien malgré lui, M. Salvini a réveillé ceux qui apprécient en l’Europe des valeurs fondatrices, mais qui lui semblent définitivement étrangères, dont celle de la solidarité.

Cet enième débat sur l’immigration aura en tous cas poussé les leaders et les citoyens de l’Europe à s’affirmer, pour le plus grand bien de sa démocratie.

Sébastien Drans est le Directeur de la Publication du Journal du Développement

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