Mali : Au moins 30 villageois tués par des hommes armés

Au moins 30 civils ont été massacrés par des hommes armés dans l’attaque simultanée de plusieurs villages dogons dans le centre du Mali, un des principaux foyers de violence dans le pays.

Les faits sont survenus mercredi 1er juillet dans le secteur de Bankass, mais n’ont pu être vérifiés que vendredi, faute de sources fiables dans une zone d’accès difficile à l’information.
Ont particulièrement été visés les villages de Gouari, Djimiton, Pangadougou et Diallaye Kana, d’après des élus locaux.

Des hommes armés en tenue de combat à bord de pick-ups ont attaqué simultanément quatre villages de l’ethnie dogon où ils ont semé la terreur du milieu de l’après-midi jusqu’au début de la nuit, a rapporté un responsable local s’exprimant sous le couvert de l’anonymat pour des raisons de sécurité.

L’attaque a fait “au moins 30 morts, dont des femmes, des enfants, des vieillards (et) de nombreux disparus”, ainsi que d’importants dégâts matériels, a-t-il ajouté.

Un haut représentant de l’administration s’exprimant lui aussi sous le couvert de l’anonymat a confirmé “la mort d’une trentaine de civils, tués de manière barbare par des hommes armés dans plusieurs villages”.

“Ces attaques ont été conduites par un groupe armé dont les bases logistiques sont installées dans les villages de Libbe pour le front nord et Mankaou pour le front sud”, a précisé un élu local.

Une organisation de défense des Dogons a accusé les Peuls, sans que rien ne permette de corroborer de manière indépendante ces accusations.

Une nouvelle fois, l’absence de l’armée est montrée du doigt.
“De 15h à 21h, personne n’est venu à notre secours. Je déplore l’inaction de l’armée qui est toujours en retard et n’affronte jamais les bandits même si on leur dit où (ils) se logent”, a témoigné auprès Youssouf Tiessougue, notable de Gouari. (Agences)

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