Mali : Une ambulance de MSF arrêtée par des hommes armés, un patient décède

Des hommes armés ont arrêté une ambulance de Médecins sans frontières (MSF) dans le centre du Mali, qui transportait trois patients dont l’un est décédé pendant cette évacuation, a indiqué l’ONG, jeudi 7 janvier.

L’ambulance, “clairement identifiée par le logo de MSF”, “a été arrêtée le mardi 5 janvier et retenue violemment durant de longues heures par des hommes armés, entraînant la mort d’un des patients qui se trouvaient à bord”, écrit l’organisation dans un communiqué.

“Ligotés, violentés”

L’équipe “se dirigeait vers l’hôpital général de Sévaré avec à son bord trois patients grièvement blessés dans le bombardement du 3 janvier dans la région de Douentza. Un infirmier du ministère de la Santé, un accompagnant et un chauffeur étaient également à bord du véhicule. Tous ont été ligotés, violentés et laissés en plein soleil pendant plusieurs heures avant d’être relâchés. L’un des trois patients, un homme d’une soixantaine d’années, est décédé durant cette détention”, poursuit le texte.

“Médecins sans frontières condamne fermement ces violences et cette obstruction grave des secours médicaux”.

Les faits survenus dimanche dans cette zone donnent lieu à beaucoup de questions sur l’éventualité d’une bavure des armées maliennes ou françaises et étrangères qui combattent les jihadistes.

Des villageois et une association de défense de l’ethnie peule ont fait état d’une frappe aérienne ayant atteint une fête de mariage et fait jusqu’à une vingtaine de morts à Bounti. L’appareil qui aurait tiré ne peut a priori appartenir qu’aux armée malienne ou française.

L’armée française a affirmé mardi qu’une patrouille d’avions de chasse français avait frappé un rassemblement de jihadistes, et non un mariage, et “neutralisé” des dizaines d’entre eux à l’ouest d’Hombori, dans le même secteur.

Les autorités maliennes sont restées jusqu’à maintenant silencieuses. (Le JD)

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