Méditerranée : Sea-Eye secourt 114 naufragés

Le navire Alan Kurdi, affrété par l’organisation allemande Sea-Eye, a pris en charge 114 naufragés en Méditerranée, samedi 19 septembre, a-t-elle annoncé.

Un jeune migrant sur le pont de l’Alan Kurdi (Photo : Sea-Eye)

L’embarcation humanitaire a d’abord secouru 90 migrants sur un “canot pneumatique surchargé” au large de la Libye, avant de prendre à son bord 24 autres réfugiés sur un petit bateau de pêche en bois, a indiqué Sea-Eye.

“Traités comme des êtres humains”

Parmi les 114 naufragés figurent huit femmes, dont une enceinte, et huit enfants.

“De peur d’être récupérées par les milices libyennes, ces personnes n’avaient pas passé d’appel d’urgence et prenaient un risque très élevé”, a expliqué Gorden Isler, président de Sea-Eye.

Ces réfugiés, quand ils sont en difficulté sur une embarcation, sont “remis aux Libyens ou à la mer. Mais ils sont maintenant sur un navire allemand et sont enfin traités comme des êtres humains”, a de son côté salué Jan Ribbeck, directeur des opérations de Sea-Eye.

L’ONG, qui multiplie les sauvetages en Méditerranée, ne précise pas à ce stade où elle compte déposer ces réfugiés.

Recrudescence

L’année 2020 est marquée par une recrudescence d’embarcations en Méditerranée centrale, route migratoire la plus meurtrière du monde pour les candidats à l’exil vers l’Europe, venus pour l’essentiel de Libye et de la Tunisie voisine.

Entre début janvier et fin juillet, les tentatives de traversée au départ de la Libye ont augmenté de 91%, comparé à la même période l’an dernier, représentant 14.481 personnes ayant pris la mer. Celles au départ de la Tunisie ont flambé, avec 10.174 personnes concernées, en augmentation de 462%.

Plus de 300 migrants ont péri cette année en tentant la traversée, mais ce chiffre pourrait être en fait beaucoup plus élevé, estime l’Organisation internationale pour les migrations (IOM).

De nombreuses petites embarcations de migrants, essentiellement des Tunisiens, ont notamment accosté tout l’été sur l’île de Lampedusa. (AFP)

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