Niger/attaque de Chinégodar : 7.000 personnes ont fui la zone

Près de 7.000 personnes ont fui la zone de Chinégodar (ouest du Niger) après l’attaque du 9 janvier qui a tué 89 soldats, une des plus meurtrières de l’histoire du pays, a annoncé le Haut-commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) dans un communiqué.

“Près de 7.000 personnes, dont un millier de réfugiés, ont fui l’insécurité et la violence, après la récente attaque contre la ville de Chinégodar, à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec le Mali”, selon le texte publié samedi 18 janvier.

“Des populations civiles craignant pour leur vie”

“Les témoignages recueillis mentionnent des populations civiles craignant pour leur vie, après un ultimatum de la part des groupes armés”, ajoute le HCR. “Elles sont cibles d’attaques, d’enlèvements ou d’assassinats, tandis que leurs biens sont appropriés par ces groupes”.

“Dans leur fuite, réfugiés et déplacés n’ont pu prendre que ce qu’ils portaient sur eux, laissant derrière eux leurs maisons et leurs biens”, poursuit le communiqué.

“Au Niger, environ 5.000 personnes ont fui vers les villes de Banibangou et Oualam, où 7.326 Maliens sont déjà refugiés. Au Mali, près d’un millier de réfugiés nigériens, y compris des enfants non accompagnés, ont traversé la frontière et se trouvent désormais dans la ville d’Andéraboukane (…) dans la région de Ménaka qui accueille déjà 1.024 réfugiés nigériens depuis 2018”, souligne le HCR.

Depuis 2018, l’ONU indique que l’insécurité persistante est un obstacle à l’acheminement de l’assistance d’urgence aux dizaines de milliers de déplacés de la région de Tillabéri. En octobre 2019, le HCR a compté 56.815 réfugiés maliens, 2.190 burkinabè et 78.044 déplacés internes dans les régions de Tillabéri et Tahoua (ouest), victimes d’attaques des groupes jihadistes sahéliens. (AFP)

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