Niger : Le gouvernement dénonce une “tentative de coup d’Etat”

Le gouvernement du Niger a affirmé avoir “déjoué” dans la nuit de mardi à mercredi “une tentative de coup d’Etat” visant à “mettre en péril la démocratie”.

Des soldats nigériens à l’entraînement (Photo : US Army/Archives)

“Dans la nuit du 30 au 31 mars 2021 une tentative de coup d’Etat a été
déjouée”, indique dans un communiqué le gouvernement “qui condamne cet acte
lâche et rétrograde voulant mettre en péril la démocratie et l’Etat de droit
dans lequel notre pays s’est résolument engagé”.

Arrestations

“Une enquête est ouverte” et “les investigations se poursuivent pour
identifier et interpeller les auteurs et leurs complices afin de les mettre à
la disposition de la justice”, ajoute le gouvernement qui précise qu’il “en
est de même pour les commanditaires internes et externes”.

Le gouvernement affirme que “d’ores et déjà plusieurs personnes en lien
avec cette tentative de coup d’Etat sont interpellées et d’autres activement
recherchées”.

Il n’a pas donné le nombre de personnes arrêtées ni d’indications sur celles
recherchées.

Le “cerveau” présumé de ce putsch manqué “est un officier de l”armée de
l’air chargé de la sécurité de la base aérienne militaire” de Niamey
“activement recherché”, a indiqué une source au sein des services de
sécurité du Niger.

Le gouvernement tient “à féliciter la garde présidentielle et les autres
forces de défense et de sécurité pour leur prompte réaction, témoignant ainsi
de leur loyauté et de leur fidélité vis-à-vis de la République”.

Selon une source sécuritaire, “il y a eu des arrestations parmi les quelques é
léments de l’armée qui sont à l’origine de cette tentative de coup d’Etat”.

“Situation totalement sous contrôle”

Il affirme enfin que “la situation est totalement sous contrôle” et invite
“la population à vaquer normalement à ses occupations quotidiennes”.

Cette tentative de coup d’Etat est intervenue avant l’investiture prévue
vendredi à Niamey du nouveau président élu Mohamed Bazoum, très proche du chef
de l’Etat sortant Mahamadou Issoufou.

Son rival, l’ex-président Mahamane Ousmane, conteste les résultats du
scrutin et a revendiqué la victoire, appelant à “des manifestations
pacifiques” dans tout le pays. Celle prévue mercredi à Niamey a été interdite.

(AFP)

TAGS