Nouvelles pertes russes en Centrafrique

Trois paramilitaires russes, ainsi que deux policiers centrafricains, ont été tués jeudi 27 mai par un engin explosif dans le nord-ouest de la Centrafrique, a annoncé le porte-parole du gouvernement Ange Maxime Kazagui.

Un hélicoptère russe a aussitôt été envoyé sur le site pour rapatrier les corps des victimes en plus de cinq blessés appartenant à l’armée et la police centrafricaines, selon des sources onusiennes.

Le convoi militaire a heurté un engin explosif sur le bord de la route entre Berbérati et Bouar, à plus de 400 km de la capitale, Bangui, selon l’ONU.

Moscou exerce une grande influence dans cette ancienne colonie française d’Afrique centrale et entretient depuis 2018 un important contingent d’“instructeurs” pour former l’armée centrafricaine.

En décembre, la Russie a dépêché d’urgence des centaines de paramilitaires pour voler au secours de l’armée démunie du président Faustin Archange Touadéra, menacé par une rébellion. Bangui avait alors parlé de “militaires” russes dans le cadre d’un accord de défense bilatéral, avant que Moscou ne corrige en les qualifiant d’”instructeurs”.

De nombreux témoins ainsi que des ONG assurent qu’il s’agissait en fait de combattants du groupe de sécurité privé russe Wagner qui participent activement, aux côtés de forces spéciales rwandaises et de Casques bleus de l’ONU, aux combats contre les rebelles, à présent dispersés dans les campagnes après avoir menacé Bangui.

(Le JD avec AFP)

TAGS