RDC : L’OMS se dit inquiète de la propagation d’Ebola

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a exprimé jeudi 16 juillet son inquiétude devant la propagation rapide de la 11e épidémie d’Ebola qui sévit actuellement dans l’Equateur, dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo (RDC).

Enterrement de victimes du virus Ebola en RDC (Photo : ONU/Archives)

Dans leur bulletin quotidien sur l’épidémie, les autorités sanitaires congolaises ont fait état jeudi d’un cumul de 56 cas, dont 53 confirmés et trois probables.
“Rien qu’au cours des trois dernières semaines, 28 cas ont été confirmés”, note l’OMS.

Au total, on recense 21 décès. On compte aussi 14 personnes guéries après traitement dans les hôpitaux locaux.

A en croire l’OMS, les cas confirmés dans la province de l’Equateur ont déjà dépassé le nombre total des cas enregistrés lors de la précédente épidémie de 2018.

Zones reculées en forêt

“Les cas sont dispersés dans des zones reculées situées dans des forêts tropicales denses. Cela rend la riposte coûteuse, car il est extrêmement difficile de faire parvenir les intervenants et le matériel aux populations touchées. La réponse actuelle à Ebola est également confrontée à un manque de financement”, a expliqué Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique.

Pour le Dr Moeti, l’OMS a mobilisé à ce jour 1,75 million de dollars, lesquels ne dureront que quelques semaines tout au plus. Un soutien supplémentaire est donc nécessaire pour intensifier rapidement les efforts de l’OMS, des autorités sanitaires de la RDC et de ses partenaires afin de garantir que toutes les communautés touchées bénéficient de services essentiels, notamment l’éducation à la santé et l’engagement communautaire, la vaccination, le dépistage, la recherche des contacts et le traitement.

La 11e épidémie en cours en RDC s’est déclarée le 1er juin après qu’un groupe de cas eut été détecté dans la région de Mbandaka. Quelques jours plus tard, l’épidémie s’étendait à six autres zones sanitaires.

Plus de 12.000 personnes ont été vaccinées en six semaines. (Xinhua)

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