Recherche : La Banque mondiale va financer davantage de “centres d’excellence”

La Banque mondiale a approuvé un financement de 143 millions de dollars sous la forme de crédits et de subventions pour ouvrir des “centres d’excellence africains pour l’impact sur le développement” (CEA-Impact) au Burkina Faso, à Djibouti, au Ghana, en Guinée et au Sénégal, a-t-elle annoncé dans un communiqué en date du 3 avril.

Les centres aideront ces pays “à renforcer la qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche appliquée dans les domaines des sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (STIM)”, explique la Banque.

“Compétences pointues”

“Actuellement, l’Afrique produit peu de diplômés en STIM par rapport à d’autres filières. Or le continent a besoin de développer davantage les compétences pointues dans ces domaines pour accroître sa productivité et favoriser sa transformation économique”, estime l’institution.

La Banque mondiale a déjà financé 58 CEA dans 19 pays, qui “ont réussi à retenir les meilleurs talents africains sur le continent, à attirer les meilleurs professeurs africains de la diaspora et à assurer la diffusion des connaissances à travers la sous-région”, assure le communiqué.

“Dans le cadre de ce programme régional, chaque pays se spécialise dans un ensemble de disciplines et encourage les échanges d’étudiants et de professeurs, de sorte qu’un plus grand nombre de disciplines soient couvertes. Les CEA établissent également de solides partenariats régionaux et internationaux pour améliorer la qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche”, a affirmé Rachid Benmessaoud, directeur de la coordination de l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest pour la Banque mondiale. (Le JD)