Tchad : Les principaux partis d’opposition dénoncent “un coup d’Etat institutionnel”

Les principaux partis d’opposition tchadiens ont dénoncé mercredi “un coup d’Etat institutionnel” au lendemain de la prise de pouvoir de Mahamat Idriss Déby après la mort de son père Idriss Déby Itno.

Une trentaine de “partis politiques de l’opposition démocratique appellent à l’instauration d’une transition dirigée par les civils (…) à travers un dialogue inclusif”.

Mahamat Idriss Déby, à la tête d’un Conseil militaire de transition (CMT), exerce la fonction de “président de la République”, de “Chef suprême des armées” et concentre presque tous les pouvoirs.

L’opposition “appelle la population tchadienne à ne pas obéir aux décisions
illégales, illégitimes et irrégulières prises par le CMT, notamment la charte
de la transition, le couvre-feu”.

Parmi les signataires figurent le parti de Saleh Kebzabo, opposant
“historique” d’Idriss Déby, et la formation de Succès Masra, un des plus
farouches contempteurs du régime de l’ancien président.

Ces partis ont par ailleurs “mis en garde” la France, ancienne puissance
coloniale, qui a soutenu l’ex-chef de l’Etat depuis son accession au pouvoir
en 1990 à la tête d’une rébellion, “de ne pas s’immiscer dans les affaires
intérieures du Tchad”.

Ils appellent enfin la communauté internationale “à accompagner le peuple
tchadien dans la restauration de l’état de droit et de la démocratie”.

(AFP)

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