Turquie : 50.000 migrants expulsés d’Istanbul depuis juillet

Près de 50.000 migrants, dont plus de 6.000 Syriens, ont été expulsés d’Istanbul depuis le déclenchement en juillet d’une opération contre l’immigration illégale, ont annoncé vendredi 15 novembre les autorités locales.

Selon le gouvernorat d’Istanbul, 42.888 migrants “clandestins” dont les nationalités n’ont pas été précisées ont été arrêtés et envoyés dans des centres de rétention en vue d’être expulsés de Turquie.
En outre, 6.416 Syriens ont été placés dans des “centres d’accueil temporaires”, a indiqué le gouvernorat.

Clandestins

Le ministre turc de l’Intérieur Süleyman Soylu avait annoncé au mois de juillet le lancement d’une opération visant les migrants en situation irrégulière dans la province d’Istanbul.

Les autorités turques affirment n’avoir aucun problème avec les personnes dûment enregistrées auprès des autorités à Istanbul mais renvoient les migrants qui sont enregistrés dans d’autres provinces vers ces dernières.

Les migrants qui ne sont enregistrés dans aucune province sont envoyés dans des centres de rétention en vue d’être expulsés de Turquie, à l’exception des Syriens qu’Ankara assure ne pas renvoyer dans leur pays en guerre.

En juillet, M. Soylu avait révélé que l’objectif de son gouvernement était d’expulser 80.000 migrants en situation irrégulière avant la fin de l’année.

3,6 millions de Syriens en Turquie

Cette mesure vise à répondre au mécontentement croissant de la population turque concernant la présence de migrants, notamment syriens, sur son territoire.

La Turquie, qui compte plus de 82 millions d’habitants, accueille sur son sol plus de 3,6 millions de Syriens ayant fui la guerre, dont 547.000 sont enregistrés à Istanbul.

Ankara compte à terme reloger une partie des Syriens présents sur son sol dans une “zone de sécurité” qu’elle entend mettre en place le long de sa frontière, dans le nord de la Syrie.

En octobre, Amnesty International et Human Rights Watch ont accusé Ankara d’avoir renvoyé par la force des Syriens dans leur pays l’été dernier. Les autorités turques ont démenti. (AFP)

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