Vaccination anti-Covid en Inde : 300 millions d’injections… pour commencer

L’Inde s’apprête à lancer l’une des plus vastes campagnes de vaccination contre le Covid-19 dans le monde afin de toucher d’ici à juillet 300 millions de personnes, a annoncé samedi 9 janvier le Premier ministre Narendra Modi.

Dépistage du Covid en Inde (Photo : Xinhua)

Le vaccin sera gratuit pour toute la population de ce pays de 1,3 milliard
d’habitants et le démarrage de cette opération samedi 16 janvier sera « une
étape majeure » dans la lutte contre la pandémie, a affirmé M. Modi.

L’Inde est le deuxième pays le plus touché – après les Etats-Unis – par le
Covid-19, avec plus de 10 millions de cas détectés, même si le taux de
mortalité est l’un des plus faibles du monde.

La première phase vise d’abord environ 30 millions de soignants et autres
travailleurs en première ligne – forces de sécurité incluses – avant de
s’élargir à 270 millions de personnes de plus de 50 ans ou particulièrement
fragiles.

Le gouvernement souhaite ainsi vacciner les 300 premiers millions de
personnes d’ici à la fin juillet et a déjà testé l’organisation de grands
centres de vaccination à travers le pays.

150.000 personnes formées

Plus de 150.000 personnes dans 700 districts ont été formées et la
logistique doit suivre, avec 290.000 points de stockage à température
contrôlée. Plus de 300 chambres froides dont 70 à des températures négatives,
ou encore 45.000 autres congélateurs sont prêts à assurer la chaîne du froid
pour acheminer et conserver les doses.

Le gouvernement indien a autorisé l’utilisation de deux vaccins: celui
d’AstraZeneca et de l’Université d’Oxford et celui conçu par l’Indien Bharat
Biotech.

Le plus grand fabriquant de vaccins du monde, Serum Institute of India
(SII), a assuré avoir déjà produit environ 50 millions de doses du vaccin
d’AstraZeneca et compte accélérer sa production pour aller jusqu’à 100
millions de doses par mois d’ici à mars.

Mais pour l’instant, le gouvernement de New Delhi n’a pas encore bouclé son
accord d’achat avec SII, en raison d’un différend sur le prix, selon des
médias.

Variant anglais

Ces dernières semaines, le nombre des nouveaux cas détectés chaque jour a
fortement baissé en Inde.
Cependant, le pays comptabilise 90 personnes testées positives au variant
anglais du virus, beaucoup plus contagieux, selon le ministère indien de la
Santé.

Les vols depuis le Royaume-Uni vers l’Inde n’ont repris que vendredi après
16 jours d’interruption en raison de cette nouvelle souche.

La région de New Delhi oblige les personnes arrivant du Royaume-Uni à
s’isoler pendant 14 jours, même en cas de test négatif.

Les autorités tentent toujours de repérer des milliers de passagers qui
sont arrivés de Grande-Bretagne avant que la suspension des vols n’intervienne. (AFP)

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