Venezuela : “Dans les casernes, il n’y a pas à manger”

Au moins 156 policiers et militaires ont fui le Venezuela, d’après les autorités colombiennes.

“Nous ne voulons pas rester dans l’histoire comme des assassins, c’est pour ça que nous avons fui”, affirme le sergent Moreno Peñaloza, qui a quitté son poste pour se réfugier au Brésil.

Un autre déserteur, un policier, qui a lancé un appel à la désertion “contre la tyrannie de Nicolas Maduro”, explique qu’il a parcouru 940 km avec sa famille en voiture depuis la ville de Carupano, dans le nord-est du Venezuela, jusqu’à Santa Elena de Uairén, à 20 km de la frontière. Ils ont dû continuer le chemin à pied, marchant cinq heures par une chaleur étouffante, portant deux enfants en bas âge dans les bras.

“Je gagnais 18.000 bolivars, et j’en dépensais 10.000 pour un paquet de couches”, a-t-il dit.

“Dans les casernes, il n’y a pas à manger. Nous n’avons pas de matelas et nous dormons à même le sol”, a affirmé le sergent Carlos Eduardo Zapata, l’un des premiers déserteurs à avoir demandé l’asile au Brésil.