Venezuela : La crise des réfugiés va s’aggraver, met en garde l’ONU

La vague de réfugiés en Amérique latine provoquée par la crise politique au Venezuela va s’aggraver l’année prochaine, menaçant la stabilité de toute la région, a averti un représentant de l’ONU lors d’une conférence internationale à Bruxelles, lundi 28 octobre.

Des migrants vénézuéliens reçoivent une aide à Boa Vista, au Brésil (Photo : OIM)

“Les défis à relever en 2020 seront encore plus grands qu’en 2019”, a mis en garde Eduardo Stein, représentant spécial des agences des Nations unies pour les réfugiés et les migrations, au cours de cette conférence organisée conjointement avec la Commission européenne.

6,5 millions de migrants vénézuéliens

“Pour l’année à venir, nous prévoyons que le nombre total de réfugiés et de migrants vénézuéliens passera de 4,5 millions à 6,5 millions”, a souligné le responsable guatémaltèque.

Les pays voisins ont du mal à accueillir les arrivants et certains gouvernements ont renforcé les conditions d’entrée. Nombre de Vénézuéliens sont contraints à la clandestinité, victimes de la violence et de l’exploitation sexuelle, a-t-il précisé.

La conférence de Bruxelles a réuni durant deux jours des représentants de l’ONU, de l’UE, des pays d’Amérique latine et des organisations d’aide pour mieux appréhender les besoins spécifiques auxquels les pays voisins du Venezuela sont confrontés.

Plusieurs pays de l’UE et les Etats-Unis ont promis 110 millions de dollars de dons pour aider les pays de la région à gérer les flux de réfugiés venus du Venezuela.

Une conférence des donateurs pour mobiliser des fonds afin de les aider pourrait avoir lieu l’année prochaine, selon le ministre équatorien des Affaires étrangères José Valencia.

La Colombie, avec 1,4 million d’immigrants vénézuéliens, puis le Pérou (860.000), le Chili (371.000), l’Equateur (330.000) et le Brésil (212.000) sont en première ligne face à l’exode des Vénézuéliens.

Le nombre de Vénézuéliens arrivés en Colombie “a pour conséquence une forte demande de services, de soins de santé, d’assistance et d’éducation, de services pour enfants”, a expliqué le ministre colombien des Affaires étrangères, Carlos Holmes Trujillo.

L’emprise du président vénézuélien Nicolas Maduro avec l’appui des militaires laisse peu d’espoir pour un règlement de la crise économique, politique et sociale dans ce pays producteur de pétrole.

Les Nations unies ont lancé en décembre dernier un appel de 738 millions de dollars pour aider les Vénézuéliens et leurs pays hôtes. (AFP)

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