Violences au Nigeria : 40.000 personnes fuient au Niger

L’escalade de la violence dans le nord-ouest du Nigeria, en proie à des attaques de bandes criminelles, a fait fuir plus de 40.000 personnes vers le Niger voisin au cours des dix derniers mois, a indiqué l’ONU vendredi 27 septembre.

“La population cherche à se protéger des attaques à l’aveugle menées par des groupes armés et qui touchent hommes, femmes et enfants”, a indiqué le Haut-commissariat pour les réfugiés (HCR) dans un communiqué.

Rien que le 11 septembre, quelque 2.500 personnes ont traversé la frontière pour se rendre au Niger après une attaque contre des civils, selon l’ONU, qui s’attend à ce que l’afflux de réfugiés se poursuive.

Des “bandits”

Toutefois, d’après le HCR, la recrudescence des violences dans cette partie du Nigeria ne semble pas être liée aux attaques récurrentes menées par le groupe jihadiste Boko Haram, qui est lui concentré dans le nord-est du pays.

Un porte-parole du HCR, Babar Baloch, a indiqué lors d’un point de presse qu’il ne disposait pas d’informations claires sur les auteurs de ces violences. L’armée nigériane, quant à elle, accuse des “bandits”.

Ces bandes criminelles sèment la terreur, volent du bétail et de la nourriture, incendient des maisons et procèdent à des enlèvements contre rançons.

Les communautés rurales ont formé des milices d’autodéfense pour pallier le manque de policiers et de militaires dans ces zones difficiles d’accès. Mais ces forces d’autodéfense sont elles-mêmes accusées d’exécutions extrajudiciaires de bandits présumés, ce qui exacerbe les violences. (AFP)

TAGS